Billets d'humeur du mois de mars 2018

Textes de Jean-Claude Carlier (Curé)


 

Dimanche 4 mars

Je le vois encore, mon grand-père, près du buffet, l’oreille collée à la radio à lampes au léger grésillement, debout pendant près d’une heure, écouter les conférences de Carême émises depuis Notre-Dame de Paris. Personne, bien sûr, ne s’avisait de le déranger. Chacun sait que le premier commandement, avant même celui de l’amour, est le commandement de l’écoute : “Ecoute, Israël... Ecoute peuple de Dieu”. Oui, j’admirais l’écoute de cet homme de foi. En carême, avant de “se priver” - c’est ce que nous avons appris le plus souvent - il serait bon de songer à “se nourrir”. Nourrir notre foi, notre vie chrétienne. Tant de moyens sont mis à notre disposition. A commencer, pourquoi pas, en se mettant chaque jour, à l’écoute de l’évangile et s’y tenir. Cette écoute peut nous conduire à la prière, personnelle ou en communauté. Lire un livre de spiritualité, une revue autre que Paris-Match ou Femmes d’aujourd’hui. Prendre le temps de lire une encyclique du pape. Ce n'est pas du tout indigeste ! Pourquoi ne pas se lancer un défi. Prendre un stabilo et labourer le texte pour qu’il en donne fleur et fruit. On en sort bonifié. Certains tiendront à quelques “sacrifices”. Mieux programmer temps de télévision et d’ordinateur. Téléphoner à une personne dans la solitude. Donner une parole ou un sourire aimable à qui on rencontre. Je lisais cette suggestion : “ramasser un papier, une canette traînant sur le trottoir, le mettre dans la poubelle et l’offrir pour le prêtre de la paroisse.” Quoi donc ? La poubelle ?


 

Dimanche 11 mars

Qui aurait imaginé qu’un jour nous pourrions finir étouffés par nos propres déchets ? Et pourtant ! Nos caves et nos greniers se remplissent vite des cartons d’emballage de la dernière cafetière ou encore de la chaîne stéréo, de paquets et objets en tout genre, sans compter les bouteilles de boissons, qu’elles soient vides ou pleines. Dans d’autres pièces, nous avons soit du linge qui s’entasse ou de la vaisselle ou encore des aliments non rangés après les courses. Sur notre bureau ou nos étagères s’amoncellent des papiers à traiter avec plus ou moins d’urgence, des livres ou des revues. Les déchets sont aussi un problème pour la société tout entière. Nous avons ainsi mis bien des années à prendre les mesures nécessaires pour fermer les décharges à ciel ouvert. Certaines personnes continuent à polluer en jetant leurs déchets au bord d’un chemin, au milieu d’une forêt ou dans une rivière. Nous avons certes fait des efforts en éliminant les sachets plastiques en sortie de caisse des supermarchés. Mais l’eau et la terre sont polluées pour de très longues années. Il est donc plus que temps de faire un peu de ménage chez nous. De jeter ce qui nous encombre, ce qui nous pollue. Sans oublier de recycler le plus de choses possibles. Oui, alors que le printemps se pointe et que le soleil entre dans nos maisons, il est temps de faire ce que nous appelons parfois " le nettoyage ou le ménage de printemps ". Ayons le courage de faire ce ménage de Pâques pour accueillir dignement en nous le Christ ressuscité !


 

Dimanche 18 mars

Il possède tous les atouts et les tient fermement dans sa main verte, le printemps. Un poker d'as qui stigmatise ses concurrents : lumières, couleurs, parfums, abondance. Quelles cartes peuvent abattre les autres saisons face à lui ? C'est d'ailleurs d'or qu'il se couronne dès les premières semaines, l'or des jonquilles qui vient parsemer les jardins et les prairies, celui des forsythias qui forme des haies d'honneur au sommet des talus et explose en grappes serrées le long des chemins et des routes, avant que le blanc des cerisiers et des aubépiniers ne devance de peu le tendre rose des pommiers. Quel éclat, quels parfums se diffusent alentour. Oui, le printemps sort chaque année son grand jeu et nous n'y résistons pas. Et pourquoi y résisterions-nous ? Le printemps exulte et se livre aux délices de l'imagination, s'enivre de couleurs, de formes, d'audace, de luxuriance. Rien n'est trop beau, il faut user sans réserve, sans discrétion excessive, des ressources de la nature qui paraissent inépuisables. Le soleil caresse les boutons d'or, les pâquerettes, les violettes timides. Les coucous annoncent Pâques et ses carillons. Ecoutons le chant mélodieux des grives musiciennes, des merles et des rouges-gorges. Observons la pie en train de fignoler son nid sur la plus haute branche d'une futaie. En un mot comme en dix se laisser gagner par l'allégresse. Quelque chose dans l'air s'est euphorisé, notre quotidien nous semble plus léger à porter. Vive le printemps !


 

Dimanche 25 mars

II était une fois, il y a bien longtemps, un homme sous un arbre, un arbre magnifique au milieu d'un jardin, le paradis sur terre. "Tu seras comme un Dieu", lui dit le tentateur. Et l'homme rêvait déjà de puissance et d'argent, de succès, de victoire. II imposerait sa force, il ferait régner l'ordre à n'importe quel prix. Tout le monde parlerait comme lui, tout le monde penserait comme lui. II serait tout-puissant. Récompenserait les bons, chasserait les déviants, les critiques, les douteux. Et Dieu seul compterait. Et il serait ce dieu. L'homme s'appelait Adam. II était le premier. Un jour, sur cette terre, longtemps, longtemps après, il y a près de deux mille ans, les hommes plantèrent un arbre. Sans savoir ce qu'ils faisaient. Un arbre de misère, un arbre de supplice. Et ils y accrochèrent celui qui avait eu le tort de remettre en question la place qu'ils occupaient, le pouvoir qu'ils avaient. De critiquer leurs lois et même leur religion, et leur prétention à parler au nom de Dieu. De prendre le parti des enfants, des malades, des pauvres et des petits. II était sans défense, ne pensant qu'à aimer. L'homme s'appelait Jésus. II était le dernier. Deux arbres sur la terre et Dieu choisit le sien. Sur l'arbre de la croix, il reconnut son Fils. Et il le reconnut aux battements de son coeur, au même rythme que le sien. Pauvre comme ceux qui aiment. Tant pis pour le grand prêtre qui crierait au blasphème. "Le Fils de l'homme, dit Jean, il faut qu'il soit élevé". Et la croix resterait comme signe de l'amour. Corps dressé entre terre et ciel pour montrer Dieu. Et les bras étendus, étirés largement, pour accueillir ses frères. Les conduire à son Père. Et la croix de misère devint arbre de vie.

Unité Pastorale - Célébrations du mois

MessesDominicalesUP-Septembre-2018

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MessesDominicalesUP-Octobre-2018

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